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01/01/2011

Petite histoire des rues : Georges-Gay, Goulet, Groux

Carte postale ancienne d'une plâtrière de la rue du Goulet (Archives municipales).

Rue Georges-Gay
Au début du XXe siècle, cette voie n'était qu'un simple chemin d'exploitation desservant l'Est de la plaine des Groux. D'abord dénommé passage de Bobigny, il fut baptisé rue Georges-Gay par délibération du conseil municipal en date du 6 avril 1954. Cette décision était destinée à rendre hommage à cet éminent Noiséen, disparu le 12 janvier de la même année. Élu conseiller municipal en 1900 et maire en 1908, après le décès de M. Damoiselet, Georges Gay a en effet passé 17 ans à la tête de la municipalité, notamment au cours de la Première Guerre mondiale.

Allée et sentier du Goulet
Signifiant « gueule » en vieux français, le terme de goulet désigne un passage court et étroit. Dès 1315, il a été utilisé pour évoquer le chemin partant de la place du Carrouge (actuelle place Jeanne-d'Arc) et menant à Romainville. Celui-ci comportait en effet une portion resserrée entre deux collines. Il suivait le cours d'un ruisseau et passait à proximité d'une fontaine qui a longtemps alimenté le clos des Bergeries avant de disparaître au début du XXe siècle.
De nombreux cultivateurs utilisaient cette voie pour aller vendre leurs récoltes dans la capitale. Au XVIIe siècle, cet axe était donc appelé « chemin du Goulet qui conduit à Paris ». Au début du XIXe siècle, il fut abandonné au profit de la route du Champart (dit aussi « chemin allant de Noisy à Bobigny »), qui fut rénové en 1810, puis de la rue de Pantin (aujourd'hui rue Vaillant-Couturier), un itinéraire encore plus court ouvert en 1849.
La rue du Goulet fut dénommée Anatole-France le 10 juillet 1925 et, le 19 juin 1956, l'ancien chemin du Goulet devint le chemin de Romainville.
Ne subsistent aujourd'hui que le sentier du Goulet, qui serpente entre ces deux voies, et l'allée du Goulet, située en face de l'hôtel de ville.

Passage des Groux
On peut penser que le nom « Groux » se rapporte à la composition du sol. Dans cette zone, elle est à base d'alluvions argilo-sableux. « Groux » dériverait ainsi de gravo, terme celtique qui signifiait « sable » et a donné « grève » (étendue de gravier et de sable au bord d'un point d'eau). On trouve mention de ce nom dès le XIVe siècle, pour désigner un canton au Nord-Ouest du village. D'une superficie de 150 arpents, c'était autrefois le plus grand de la commune.
Le passage des Groux fut ouvert en 1918. Il existait auparavant un chemin des Groux qui reliait Noisy à Saint-Denis en passant par Romainville, Bobigny et Pantin. Mais de nos jours, il est difficile de distinguer son parcours sur une carte. Il a en effet été tronçonné par le tracé de plusieurs routes ainsi que la création du canal de l'Ourcq et du cimetière de Pantin. Puis avec l'ouverture de la rue Chaâlons, la partie du chemin des Groux située entre la rue Tripier et la rue de Pantin fut déclassée et cédée aux riverains.
En 1963, le groupe scolaire des Bergeries fut édifié sur une portion de l'ancienne plaine des Groux.

Sources :
Naissances, baptêmes, évolutions des rues de Noisy-le-Sec, P. Winkopp
Noisy-le-Sec, village heureux, ville martyre, H. Espaullard

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