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01/01/2011

Petite histoire des rues : Fond d'Orval, Fontaine, Fort

Construit à partir de 1835, le fort de Noisy a largement amputé la rue du Fort qui se prolongeait autrefois jusqu'à la fontaine d'Orval. (Photo : Archives municipales)

Rue du Fond d'Orval
En vieux français, le terme « fond » ne désigne pas un lieu encaissé mais une fontaine. On le trouve d'ailleurs orthographié de différentes manières (fons, font). Orval est un nom d'origine celtique signifiant « le vallon de la source ». Fond d'Orval peut donc littéralement se traduire par « fontaine du vallon de la source ». Jadis, un point d'eau se trouvait en effet dans ce secteur (voir ci-dessous).
Un canton noiséen portait autrefois le nom de Fond d'Orval. Il était situé au Sud de l'actuelle rue du même nom, du temps où celle-ci constituait le début du chemin dit « de la Fontaine au Merlan ».


Rue et sente de la Fontaine
Sur un inventaire dressé en 1175 par Maître Cotterau, notaire, on trouve le nom de la Fontaine pour désigner l'une des terres de la seigneurie de Noisy. Si on en croit les plans du XIXe siècle, la fontaine d'Orval se trouvait dans le haut de l'actuelle rue de la Fontaine (dans sa partie orientée nord-sud). Cette voie se prolongeait autrefois jusqu'à la rue de Brément (anciennement chemin de Noisy à Villemomble) sous le nom de chemin de la Fontaine au Merlan. Interrompue par la construction de l'autoroute A3, c'est aujourd'hui une impasse où sont installés les garages municipaux.
La fontaine évoquée par ce toponyme était alimentée par une nappe souterraine. Elle fournissait une eau excellente, recherchée par presque tous les Noiséens jusqu'au milieu du XIXe siècle, les autres fontaines donnant un liquide séléniteux. En 1932, elle avait subi une perte de fréquentation en raison de la diminution de son débit et du risque de pollution dû à des jets de détritus. Elle disparut en 1938 lors de l'élargissement de la sente.

Rue du Fort
Ex-rue de la Fontaine car, en débouchant dans le chemin de la Luette (la Levée), elle constituait l'itinéraire le plus court pour aller du village à la fontaine d'Orval. En 1835, on construisit le premier fort de Cuisy que l'on apercevait dans le prolongement de cette rue. Henri Espaullard décrit ainsi cet aménagement : « il consistait en une vaste esplanade, entourée de fossés avec talus et murs de revêtements en pierres sèches, au centre de laquelle s'élevait une caserne. On pénétrait dans l'intérieur des retranchements, du côté sud, par le tronçon restant du chemin du Gué, coupé par l'exécution de ce travail. » Quelques années plus tard, on y accola de nouveaux retranchements, beaucoup plus importants, contenant de vastes casernes. Les premiers bâtiments sont d'ailleurs quelquefois désigné sous l'appellation de « Vieux Fort ».
La loi du 5 août 1850 attribua le fort à Romainville, ramenant ainsi la superficie de Noisy de 502 à 448 hectares. En 1920, le conseil municipal émit en vain le voeu que l'édifice soit à nouveau rattaché à Noisy afin de le transformer en promenade publique.


Sources :
Naissances, baptêmes, évolutions des rues de Noisy-le-Sec, P. Winkopp
Noisy-le-Sec, village heureux, ville martyre, H. Espaullard

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