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01/01/2011

Petite histoire des rues : Denfert-Rochereau, Dhuis, Dombasle

La rue Denfert-Rochereau a été baptisée ainsi en 1888 (photo : Archives municipales).

Rue Denfert-Rochereau
Elle était autrefois désignée par la simple appellation de « chemin du bas de Noisy à Merlan », qui correspondait non seulement à l'actuelle rue Denfert-Rochereau mais aussi à son prolongement vers l'ouest, aujourd'hui rue Henri-Barbusse. Son extrémité située entre la rue Saint-Denis et la rue de la Forge (future rue Jean-Jaurès) prit ensuite le nom de rue d'Enfer. Il ne s'agissait pas de décrire l'ambiance du lieu mais plutôt sa topographie. C'est en effet là que se trouvait le quartier inférieur du village de Noisy (à une altitude de 52 m au-dessus du niveau de la mer), appelé, « le bout d'en bas ». Dans le même temps, l'autre extrémité du chemin devint la rue des Murets, peut-être en référence à des petits murs construits sur ses bordures.
En 1830, l'intégralité du chemin du bas de Noisy à Merlan prit le nom de rue d'Enfer, la rue des Murets exceptée, et en 1888 la municipalité rassembla ces deux rues sous le nom de Denfert-Rochereau. Au-delà de l'hommage au célèbre défenseur de Belfort durant la guerre de 1870, peut-être faut-il y voir une référence homonymique, le patronyme Denfert-Rochereau évoquant immanquablement l'appellation d'Enfer.


Rue de la Dhuis
Cette rue tient son nom de la Dhuis (ou Dhuys), un affluent de la Marne. Les eaux de la Dhuis sont en effet acheminées jusqu'à la capitale par un aqueduc creusé entre 1863 et 1865 à l'initiative la Ville de Paris, aqueduc dont le tracé passe sous le sud de la commune de Noisy. À cette époque une réglementation spéciale concernait d'ailleurs la traversée de l'allée de la Dhuis et son utilisation par les riverains. En 1920, la municipalité a même envisagé d'en faire une promenade publique. Aujourd'hui, la circulation rue de la Dhuis est interdite aux véhicules de plus de 3,5 tonnes, mais cette fois en raison de la proximité de l'école Boissière.


Rue Dombasle
Il s'agit l'ancien chemin des Plants-de-Bondy, appelé aussi chemin de la Grande Tour. La Grande Tour était un moulin, situé à l'angle du boulevard Michelet et de l'allée des Fleurs. Édifié au XVIe siècle, il a fonctionné jusqu'en 1845. Peu de temps après, il a été démoli.
Le chemin du même nom commençait au niveau de la rue de la Forge (aujourd'hui rue Jean-Jaurès) et s'étirait jusqu'à Bondy. Il fut amputé en 1847 avec la construction de la voie ferrée Paris-Strasbourg, puis du chemin de fer de Grande Ceinture, en 1875, et enfin de l'école Gambetta, en 1889. Il reçut son nom actuel en 1888, en l'honneur de Mathieu de Dombasle (1777-1823), agronome estimé et cofondateur de la ferme expérimentale et de l'institut agricole de Roville (Meurthe), considéré comme la première école d'agriculture française.


Sources :
Naissances, baptêmes, évolutions des rues de Noisy-le-Sec, P. Winkopp
Noisy-le-Sec, village heureux, ville martyre, H. Espaullard

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