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01/01/2011

Petite histoire des rues : Emmanuel-Arago, Eugène-Durin, Ferrand, Folie

L'entrée des Ateliers de la Compagnie des chemins de fer de l'Est dans les années 1930. (Archives municipales)

Rue Emmanuel-Arago
Cette voie appartenait autrefois au fameux chemin de la Forge (aujourd'hui rue Jean-Jaurès et avenue Galliéni) qui traversait Noisy du Nord au Sud. Il reliait la place Jeanne-d'Arc, ancienne place du Carquant, à un lieu dit « Es Forges », peut-être une habitation ou un atelier de maréchal ferrant, du côté de Bondy et de Bobigny. En 1864, le chemin de la Forge fut dévié pour se prolonger au niveau de l'actuelle avenue Galliéni. La rue ainsi laissée de côté fut baptisée Emmanuel-Arago le 27 novembre 1896, du nom d'un membre du gouvernement de la Défense nationale de 1870, fils du savant François Arago. Cette rue est bien connue des cheminots puisque c'est là que se trouvait l'entrée des Ateliers installés à Noisy par la Compagnie des chemins de fer de l'Est dans les années 1910.


Rue Eugène-Durin
Eugène Durin fut adjoint au maire de 1897 à 1912. Avant lui, d'autres Durin avaient occupé des responsabilités municipales. Jean-Baptiste fut maire en 1843 ; Étienne Augustin, adjoint en 1870 ; Lucien, conseiller en 1900 et adjoint en 1904.
Eugène Durin mourut en 1923 et reçu, la même année, l'hommage du conseil municipal. Il avait en effet légué à la commune un terrain situé à l'angle de la rue Jean-Jaurès et de la rue de l'Union, sur lequel fut édifié un immeuble qui servit de bureau de poste à partir de 1924. En 1971, le Tribunal de Première Instance remplaça ce bureau de poste qui fut transféré avenue Georges-Clemenceau.

Sente Ferrand
Ferrand était le nom d'un canton, situé à l'ouest de la voie du même nom, à la limite avec Romainville. Cette dénomination est peut-être due au fait qu'un particulier appelé Ferrand aurait possédé des terres à cette endroit. C'est l'un des endroits les plus élevés de la commune (115 à 120 m au-dessus du niveau de la mer). En 1920, la sente Ferrand fut prolongée.


Allée de la Folie
Une folie était autrefois une maison de campagne où l'on donnait des fêtes. Ce terme semble faire référence à une propriété bourgeoise qui se trouvait au Nord de la route de Paris à Meaux, sur le territoire de Bobigny. Au XIXe siècle, elle fut quelquefois appelée « La Folie Henri IV » parce qu'une tradition locale voulait que le prince s'y soit arrêté sur le chemin de ses parties de chasse à Livry. Une fortification, transformée plus tard en moulin, se trouvait à ce carrefour de routes importantes. Le pont voisin au-dessus de l'Ourcq s'appelle lui-même pont de la Folie.


Sources :
Naissances, baptêmes, évolutions des rues de Noisy-le-Sec, P. Winkopp
Noisy-le-Sec, village heureux, ville martyre, H. Espaullard

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