Partager sur Facebook

01/01/2011

Petite histoire des rues : Cottereau, Danquechin-Dorval, Découvertes

La place du Marché fut créée en 1889, en même temps que la rue du Centenaire, le long des anciennes halles (Archives municipales).

Rue Cottereau
Cette rue, ancien chemin de Noisy au Lendit de Saint-Denis, fut appelée rue du Château à partir de 1779 parce que le château de Monsieur de Mauperché, le seigneur du lieu, y avait son entrée. En 1835, elle reçut officiellement le nom de Cottereau. Quelques années auparavant, Pierre Marcel Cottereau était en effet établi au n° 2 de cette voie. Cet avocat et notaire fut le maire de la première municipalité de Noisy, entre 1790 et 1791. Il fut ensuite adjoint, de 1791 à 1800, puis de nouveau maire, de 1800 à 1816.
Le nom de la famille Cottereau apparaît même dès le XVIIe siècle dans les documents qui concernent Noisy. Étienne (1619) et Nicolas (1627) sont recensés comme propriétaires de terres près de l'église. Un autre Étienne apparaît en 1748, procureur de la Prévôté de Saint-Denis. De 1768 à 1774, Denis est notaire royal, comme Pierre Marcel un peu plus tard. En 1777, Jean Cottereau est nommé syndic pour la perception des tailles ; il le restera jusqu'à la Révolution. En 1783, plusieurs documents font état de démêlés judiciaires entre Pierre Marcel Cottereau et Messire Mathieu-Louis de Mauperché. En 1789, Jean et Pierre Marcel sont élus représentant du tiers état et ils participent à la rédaction des cahiers de doléances en prévision de la convocation des États généraux à Versailles.


Rue Danquechin-Dorval
Cette voie privée ouverte en 1913 porte le nom de son créateur. Aux XVIe et XVIIe siècles, on trouve la trace de plusieurs D'Anquechin ou Danquechin, officiers, avocats au Parlement ou procureurs généraux à la Cour des Aydes. Au début du XVIIe siècle, cette famille comportait plusieurs branches : on distinguait ainsi les sieurs de l'Oranger, de Nanteuil, de Bourdilly, de Villemort, de Verdilly et enfin d'Orval. Seule cette dernière a vu sa descendance perdurer à Noisy.
En 1794, Jean-Pierre Danquechin Dorval, cultivateur de 40 ans, natif de Merlan et résidant à la Boissière, fut accusé d'avoir tenu des propos contre-révolutionnaires et condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Avec le citoyen Thomeret, curé de la paroisse, ce fut à Noisy l'une des deux seules victimes de la Terreur. Par la suite, les Danquechin de Noisy, effrayés par cet épisode tragique, furent contraints de renier publiquement leurs prétentions à la noblesse.
Plus tard, on trouve trace d'un autre éminent représentant de cette famille, Étienne Jean Augustin Danquechin d'Orval, qui fut conseiller municipal de 1819 à 1837.


Place des Découvertes
Ancienne place du Marché, elle fut ouverte en 1889, en même temps que la rue du Centenaire (de 1789), aujourd'hui rue Adrien-Damoiselet, qui longeait la façade nord des halles du marché. Ces halles étaient elles-même construites à l'emplacement d'une autre place, dite place de la Liberté (où un arbre de la liberté avait autrefois été planté). Agrémentée d'une fontaine, la place du Marché a longtemps abrité deux véritables institutions noiséennes : le gymnase où naquit le club La Vigilante, le 22 octobre 1882, ainsi que le Casino, cinéma plus familièrement connu sous le nom de « Jojot Palace ». M. Jojot y cumulait en effet les fonctions de contrôleur de la salle et d'acteur de complément. Un téléfilm, intitulé Le doyen des figurants lui fut d'ailleurs consacré et la fermeture du Casino inspira à Eddy Mitchell sa Dernière séance.
Avec la destruction des halles dans les années 1970, ce secteur a complètement changé de visage. La place des Découvertes, agrandie et embellie, avec son dallage, ses jets d'eau, ses candélabres et, sur son côté nord, ses immeubles neufs (dont les façades ont valu à leur architecte un prix), fut inaugurée en 1992, 500 ans après la découverte de l'Amérique. Les rues qui coupent l'ensemble immobilier limité par la place ainsi que les rues Jean-Jaurès et Henri-Barbusse ont été baptisées des noms de grands découvreurs : passage Marco-Polo, allée Christophe-Colomb et allée Jean-François-Champollion.


Sources :
Naissances, baptêmes, évolutions des rues de Noisy-le-Sec, P. Winkopp
Noisy-le-Sec, village heureux, ville martyre, H. Espaullard

Autres Photos

Partager sur Facebook

septembre 2017
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  

Avant / Après

Archives

Jan. Fév. Mars Avr.
Mai Juin Juil. Août
Sep. Oct. Nov. Déc.

<< 2017